Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

EBOMAF SALIF DIALLO ZIDA ISAAC
EBOMAF SALIF DIALLO ZIDA ISAAC

Sombre est le visage que présente le Burkina Faso. Ce pays qui par un soulèvement populaire les 30 et 31 octobre 2014 a poussé l’ex Président Blaise Compaoré à une démission avant le terme de son mandat.

Les organisations de la société ont joués leur partition mais la suite des évènements s’avère être une véritable désillusion. Le peuple constate avec désolation le pillage organisé sous la transition par certains dirigeants de la transition avec la bénédiction d’imminents hommes politiques telque l’ex bras de Compaoré, Salifou Diallo actuel président de l’assemblée nationale et d’opérateurs économiques en la personne de Mahamadou Bonkoungou PDG de EBOMAF.

On se rappelle par ailleurs que dès les premiers instants de la prise de pouvoir par le lieutenant-colonel Isaac Zida, Salifou Diallo et le PDG de EBOMAF ont été des soutiens indéfectibles et comptables des actes commis par ce dernier à la tête de la transition.

Plus besoin de vous rappeler les preuves de malversations déjà cités par l’ASCE du professeur Luc Marius Ibriga et révélées par le journal évènement.

Salifou Diallo hier derrière le rideau et aujourd’hui sur le podium du pouvoir d’Etat, les mêmes pratiques malsaines se sont déjà installées. Ces accointances avec certains opérateurs économiques avant les campagnes présidentielles présageaient des pactes malsains entre les différentes parties.

C’est sans surprise que le PDG de EBOMAF raconte aujourd’hui à qui veut l’entendre qu’il aurait remit près de 2,5 milliards de fcfa à Salifou Diallo pour la campagne présidentielle. Il ressort que d’autres opérateurs économiques sont aussi passés à la caisse de l’actuel président de l’assemblée nationale (PAN) sous des menaces voilées de ce dernier qui se réclame être le maître du pays même sous la transition dirigé par le duo Kafando et Zida. C’est alors dans cette logiqueque ces opérateurs économiques ont reçus des décorations de haute catégorie à la fin de la transition en décembre 2015.

Après les élections, c’est l’heure des récompenses qui a sonné dans le clan constitué par le PAN Diallo et ses amis pour le partage du gâteau notamment des grands marchés publics avec un mépris total pour les autres opérateurs économiques. Son ami personnel Mahamadou Bonkoungou de EBOMAF se verra attribuer les mois à venir la réalisation des voies de contournement de la ville de ouagadougou en plus de la gestion des voyages des officiels à travers sa société Liza Transport comme c’était déjà le cas sous Zida Yacouba avec les surfacturations déjà connues.

Mais ce dernier désire plus avec l’aide de son ami Diallo présider aux destinées de la chambre de commerce du Burkina. Voyant la fièvre montée dans la lutte pour ce poste, le PDG de EBOMAF est passé à ses habitudes, les achats de consciences et la manipulations des syndicats. C’est ainsi que la SYNACOMB et la COSCA ont perçu de dizaines de millions pour un achat éventuel des votes des commerçants. Cette action ayant échouée d’avance, Mahamadou Bonkoungou revient à la charge pour affirmer que ce sont plutôt ces 2 syndicats qui sont venus à lui pour solliciter une aide financière.

Il ne s’arrêtera pas là, l’autre tentative a consisté à manipuler le trésorier du syndicat des PME des entreprises du BTP qui sous les ordres à organiser une assemblée générale extraordinaire sans informé le bureau exécutif pour s’autoproclamer Président de ce syndicat et nomme le commanditaire de cette manœuvre, c’est-à-dire Mahamadou Bonkoungou comme son vice président.

Cette affaire brulante se trouve aujourd’hui sur la table du ministre Simon Compaoré pour être tranché les jours à venir. Face à cet échec, le PDG de EBOMAF pour se laver les mains avoue que la proposition de cette manœuvre serait venu du Trésorier Mahamoudou Diallo et non de lui.

Derrière tous ces scénarios se cache le PAN Salifou Diallo qui compte attribuer la présidence de la chambre de commerce à un de ses bons amis notamment le PDG de EBOMAF avec lequel il voyage régulièrement.

Jusqu’à quand le président Roch Marc Christian Kaboré fermera les yeux sur ces pratiques qui n’honorent le paysage économique de notre pays. L’élection à la présidence à la chambre de commerce devra être organisée de façon transparente pour voir une personne crédible et intègre à ce poste pour la relance économique du pays.

YAKYS BOULAL

Partager cet article

Repost 0