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Les Burkinabé Victimes collatéraux et Coupables de leur sort …

LE LEADERSHIP AFRICAIN TOUJOURS COMBATTU ET VAINCU, le Burkina Faso a payé les frais de son rayonnement ...

Le Burkina Faso « Pays des hommes intègres», pays d'Afrique de l'Ouest sans accès à la mer, entouré du Mali au nord et à l'ouest, du Niger à l’est, du Bénin au sud-est, du Togo et du Ghana au sud et de la Côte d'Ivoire au sud-ouest.

Ce pays classé parmi les plus pauvres de la planète terre, a été tout de même une plaque tournante très prisée ces 20 dernières années par des hommes politiques, économiques et culturels. Le Burkina a rayonné par sa stabilité politique et économique malgré les crises sociopolitiques qui ont secouées ses voisins. Le chef de l’Etat à l’époque a su mettre son leadership et son expérience politique au service de ces Etats en crise pour restaurer leur stabilité. Sans citer d’exemple, il serait sage de reconnaître ce mérite au pays des hommes intègres de l’époque et de ses dirigeants. Mais ironie du sort, ce pays où il faisait beau vivre va subir une jalousie internationale qu’attirait son leadership.

L’Afrique en général composé majoritairement d’une population analphabète en politique subit toujours le dictat de l’occident farouchement opposé au rayonnement d’un quelconque leader africain. Nos colonisateurs ont su toujours nous opposés les uns contre les autres pour parvenir à notre propre déstabilisation politique et économique.

Le cas récent du Burkina Faso était prévisible après la chute catastrophique de la Lybie avec l’élimination de leur leader. On peut dire alors que le président Blaise Compaoré en a échappé bel pour avoir été un homme fort mais aussi émancipé d’une quelconque tutelle.

« A quand l’Afrique ? » nous interrogeait notre ami le professeur Ky Zerbo !

Le peuple burkinabé n’a malheureusement pas échappé à la règle déstabilisatrice toujours planifiée. Pour y parvenir, le débat a été ouvert comme partout ailleurs dans les pays stables africains sur la question de l’alternance politique surtout au sommet de l’Etat. Très rapidement la jeune génération en grande majorité au chômage s’est laissé embarquer dans une lutte qui était en réalité en déphasage avec leurs réelles aspirations. Ne dit-on pas que tout développement dépend d’une stabilité durable !

D’une autre part, les hommes politiques avides des privilèges du pouvoir se sont prêtés au jeu pour se maintenir au sommet de l’Etat malgré la chute planifiée de leur leader. Le cas libyen fut totalement une désillusion. Le pays des hommes intègres paie aussi les frais de sa compromission pour sa propre déstabilisation. Les dirigeants actuels qui espéraient jouirent pleinement de certains avantages d’antan font face à une réalité non négociable de nos jours. Seul face à leur destin, le regret est total quand on écoute la population burkinabé particulièrement la jeunesse.

Mais est-il nécessaire de s’attarder sur ses erreurs du passé, sans doute non. Comme on le dit, ‘’il faut avancer’’. La jeune génération dans le cas du Burkina faso doit s’assumer pleinement pour adapter ses aspirations à sa politique en rassemblant toutes les compétences vivantes pour sauver son destin.

Par Bruno Duvalls

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