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CRIMES DE SANG AU BURKINA FASO : Le régime Kaboré, maître Bénéwendé Sankara et son cousin Zida Isaac à la manœuvre…

L’histoire politique du Burkina Faso a connu des remous importants depuis le dernier trimestre de l’année 2014.

Jeux de mots où réalité, d’autres qualifient ces événements d’insurrection populaire et pour certains un ‘’coup d’Etat civile’’. A cela vient s’ajouter la récente qualification de l’actuel ministre des affaires étrangères Alpha Barry qui utilise l’appellation ‘’agitations politiques’’. Avec peu de recul chacun parvient à faire des analyses sur ces événements qui ont endeuillés des familles qui crient toujours justice malgré les multiples promesses du pouvoir de la défunte transition.

Cette transition politique dirigée par le diplomate retraité Michel Kafando et le Lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida a aboutie aux élections législatives et présidentielles couplées du 29 novembre 2014. Des élections tenues sous fond d’exclusions massives de potentiels candidats sur la base d’une loi électorale votée par le CNT dirigé par le journaliste Sherif Sy malgré la condamnation de la cour internationale de justice de la CEDEAO. Roch Marc Christian Kabore déclaré président suite à ce scénario électoral souffre naturellement d’une crédibilité sur le plan national et international d’où les difficultés de réalisation de son programme de gouvernance.

Ancien baron de l’ex régime, cette prise de pouvoir est perçue comme une transmission par plusieurs observateurs de la vie politique du pays des hommes intègres. Yacouba Isaac Zida est pointé du doigt dans cette mise en scène qui a occasionné plusieurs morts. La commission d’enquête a par ailleurs recueillis des témoignages qui citent sans détour le premier ministre de la transition comme principal donneur d’ordres des tirs les 30, 31 octobre et 02 novembre 2014. Convoqué pour être entendu, ce dernier a refusé de répondre présent sous la transition. On se rappelle que c’est dans une précipitation totale que les corps des jeunes assassinés lors des événements ont été enterrés sans examens d’un quelconque légiste pouvant permettre de situer plutard les responsabilités.

Sous la pression de certains acteurs de la société civile indignés de la transition et constitués en association telle que l’Alliance pour la Défense de la Patrie (ADP) pilotée par Badolo Abraham et François Kabré, l’équipe de la transition a vite fait de saper leur action entamée qui réclamait justice pour leurs camarades tombés en 2014.

Pour détourner l’attention de l’opinion nationale et internationale sur ces crimes récents de 2014, les dirigeants de la transition en complicité avec l’avocat de la famille de feu Thomas Sankara en la personne de Bénéwendé Stanislas Sankara (actuel vice-président de l’assemblée nationale) ont procédé à l’exhumation rapide du défunt chef de la révolution et ses compagnons tombés depuis 1987 pour des supposées autopsie qui n’ont pourtant rien apporter de nouveau. Cette mise en scène a permis aux bénéficiaires des crimes de 2014 de freiner l’élan populaire que prenait la revendication pour la justice sur les crimes d’octobre et novembre 2014 dont semble impliqués plusieurs cadres de la transition et hommes politiques.

Jusqu’où ira Zida Isaac Yacouba et ses complices dans cette affaire brûlante des cadavres encore chaudes !

Le pouvoir actuel du Burkina semble vouloir protéger l’ex premier ministre Zida qui doit impérativement répondre aux différentes accusations portées sur sa personne. De déclarations en déclarations, Roch Marc Christian Kaboré ne fait pas le poids face à Zida puisque ce dernier risque en cas d’arrestation de dévoiler certains pactes secrets qui incrimineraient son régime. Notons que Salifou Diallo président de l’Assemblée nationale est très proche et en contact permanent avec le désormais général Isaac Zida en situation de désertion depuis mars 2016.

Dans une quête logique d’une justice pour tous, le régime actuel doit éviter les fausses notes actuelle qui s’accumulent et risquent de mettre à mal leur mandat de cinq (05) ans qui paraît déjà calamiteux.

Maître Benewendé Sankara qui vient de demander une seconde expertise des restes de Thomas Sankara et ses compagnons semble vouloir distraire d’avantage un peuple qui ne tire guère profit de cette histoire militaire très juteuse pour certains et qui coûte très cher au contribuable puisque tous les frais sont à la charge de l’Etat qui ne daigne communiquer sur les chiffres. Le deal est claire au sommet de l’Etat sur certains dossiers sensibles utilisés par eux comme arme politique pour régner. Le dossier du putsch manqué en est un exemple. S’ils ont réussi à endormir le dossier Norbert Zongo en versant à la famille la somme de plus de 200 millions sous la transition à la famille, le dossier des martyrs de 2014 risque cependant d’emporter plusieurs personnalités du régime actuel et ceux de la transition. En attendant, le faux débat sur le futur régime parlementaire est lancé pour nous détourner de ces sujets sensibles évoqués plutôt, pour dire que la mise en scène continue.

Par Pr. Ricardo Gn

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