Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Gouvernement Roch : C’est toujours le tâtonnement selon l’UPC

Les attitudes jugées pernicieux de Salifou Diallo, le bilan de la première session ordinaire et extraordinaire et l’appréciation du climat de travail des députés sont essentiellement les points exposés aux journalistes ce mardi 26 juillet à Ouagadougou. C’était au cours d’une conférence de presse organisée par le groupe parlementaire de l’Union pour le progrès et le changement.

« Salifou Diallo a oublié son rôle. Il a souvent tendance à se substituer à l’exécutif. Et quand il est devant nous il oublie que c’est nous qui l’avons investi comme président de cette Assemblée. Il se permet souvent de défendre le programme présidentiel. Il parle comme s’il était là rien que pour défendre les intérêts du parti. Aussi il a tendance à dire que mon parti le MPP. Nous estimons que cela ne fait pas du tout sérieux de la part d’un président de l’Assemblé nationale » a d’entrée de jeu critiqué Moussa Zerbo député et membre du groupe parlementaire UPC. Parlant du bilan de la session, Alitou Ido, président dudit groupe parlementaire note que l’UPC a activement pris part aux différentes activités des commissions.

Le groupe a par exemple envoyé quatre de ses membres dans les deux commissions d’enquêtes mises sur pied: sur les mines et sur le foncier. A cela s’ajoutent la participation aux débats après la déclaration de politique générale et le discours sur la situation de la nation du Premier ministre. Pour ce qui est des lois, le groupe parlementaire UPC a contribué au vote de 21 lois parmi lesquelles la première loi de finances rectificative qu’elle n’a pas votée. Cette abstention de l’UPC est due à la présence de nombreuses irrégularités selon Alitou Ido. Pire, poursuit-il : « les députés de l’UPC se sont rendus compte que le gouvernement n’a pas une bonne maitrise de la dette publique. Le tâtonnement continue. Son souci actuel est de calmer la tension sociale par des décisions improvisées et non de relancer l’économie nationale en panne. Ce gouvernement-là reporte les problèmes au lieu de les résoudre. Il manque d’audace et d’imagination, comme l’a souligné Salifou Diallo lui-même».

L’UPC contre l’allègement des procédures de marchés publics

En session extraordinaire, l’allègement des procédures de marchés publics et l’adoption de la deuxième loi de finances rectificative n’a pas eu un avis favorable de l’UPC. La loi, selon le conférencier, ouvre la porte à la corruption et au pillage systématique des ressources nationales. Votée malgré tout le 25 juillet, l’UPC s’est encore abstenue car la première rectification, comme l’UPC l’avait prévenu s’est avérée inefficace. Le groupe parlementaire relève entre autres failles relatives à l’innovation fiscale à la taxe foncière, le relèvement de la taxe sur la bière qui ne figure pas dans l’exposé des motifs, ni dans le projet de loi transmis aux commissions, etc.

L’Assemblée nationale n’est plus une caisse de résonnance

« Tout n’est cependant pas à remettre en cause » indique Alitou Ido qui note des motifs de satisfaction en ce sens que l’Assemblée nationale a cessé d’être une caisse de résonnance de la majorité ou les lois passaient systématiquement. Le groupe note toutefois la non-maîtrise des procédures législatives qui s’explique par le fait que l’Assemblée est composée majoritairement de nouveaux députés. L’autre difficulté est que l’Assemblée travaille en étroite collaboration avec l’exécutif si bien que le dysfonctionnement du gouvernement se répercute sur l’activité parlementaire. Du reste, l’UPC entend rester en phase avec les aspirations profondes du peuple qui a mandaté ses membres.

Bassératou KINDO (Radio-Omega)

Tag(s) : #POLITIQUE, #Burkina, #INFO

Partager cet article

Repost 0