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LE MEA CULPA D'UN MINISTRE DE ROCH KABORE, « LE BURKINA FASO A PERDU LA CONFIANCE DE SES PARTENAIRES FINANCIERS… »

L'actuel ministre de la santé du gouvernement de Roch Marc Christian Kaboré confirme les analyses que des experts économistes ont eu sur l’État burkinabé. Le Burkina Faso a malheureusement perdu de valeur depuis la transition politique à nos jours. Sans trop rentrer dans les détails Smaila Ouedraogo avoue que les partenaires financiers n'ont plus confiance aux autorités burkinabé dû à leur gestion dans un moment de l'histoire du pays.

Le pays des hommes intègres semble être placé sous tutelle des bailleurs de fonds qui dicteront les règles à volonté sans aucun contre poids de la part des autorités politiques en place. Cette déchéance morale des autorités va porter un coup dur non seulement a l’économie nationale mais aussi à la diplomatie burkinabé qui est déjà en mauvaise posture pour redorer le blason. Chaque jour qui passe, révèle le caractère très critique de la situation sociopolitique et économique du Burkina Faso.

Plus la dette intérieur est impayée, et la rareté des marchés publics nationaux dû à l’immixtion des partenaires financiers par des achats directs, la nation burkinabé souffrira évidemment d'une paralysie de son système économique. Le cas actuel du Burkina est loin d’être un problème unique de ressources humaines en qualité mais beaucoup plus d’une absence de crédibilité de l’équipe dirigeante actuelle qui a déjà fait ses preuves durant les 20 dernières années au sommet des grandes institutions de l’État.

Le changement de la couleur politique n'a apporté aucun effet significatif vis-à-vis des partenaires financiers du Faso. Plus besoin de rappeler les grands projets non réalisés pourtant financés sous le règne sans partage des dirigeants actuels. Ils ont beau voulu se décharger de cette responsabilité mais les rapports que détiennent les bailleurs de fonds n'indexent guère le président de l’époque mais plutôt les dirigeants du pouvoir présent puisqu'ils étaient aux commande ou aux pilotages de ces projets. Malheureusement, la population devra subir en première victime les conséquences des différentes malversations du passé dont le régime actuel est coupable puisque rien n'a changé.

Par Charles Richmon

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