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Les Burkinabè vont bientôt célébrer le 15 octobre comme relance du redressement démocratique et économique du pays par le bâtisseur Blaise Compaoré ou comme la fin du lyrisme révolutionnaire Sankariste. Le problème se trouve dans la disjonction ou bien ceci ou bien cela. Le vaillent peuple attend de la société politique la réconciliation et le rassemblement. Une date avènementielle chargée d’émotions démocratiques ou révolutionnaires: deux mémoires rivales, une imposture et les techniciens de la manipulation. Comment en est-on arrivé là ?

Les historiens savent ce que c’est que l’histoire tronquée. Les Burkinabè ont vécu l’avènement de la Rectification comme délivrance du lyrisme révolutionnaire et de la fin des servitudes de type nord coréen : confiscation des libertés publiques, travaux forcés sous le couvert de travaux d’intérêt commun, inexistence des libertés syndicales, stress extrême des fonctionnaires les mercredis de Conseil des Ministres vu les dégagements sauvages sans droits et le règne des délations et inimitiés personnelles sont passées par là. Quant aux forces armées, elles étaient fragmentées et vivaient dans la peur des fantaisies anti révolutionnaires qui conduisaient au poteau d’exécutions sommaires. Les officiers exécutés étaient des trophées exhibés !

La Révolution démocratique et populaire a fini par vampiriser la chair des enfants du pays : civils persécutés, travailleurs transformés en forçats, les militaires et les paramilitaires rivalisaient de zèle pour dénoncer ceci ou cela, celui-ci contre celui-là. Pour si peu ! Les milices CDR que Simon Compaoré affectionnait particulièrement, d’où ses milices Koglweogo, duplicata des CDR, tenaient le haut du pavé dans l’impunité totale et la délation absolues. Les courtiers politiques comme Salifou Diallo, étudiant finissant, sans emploi et financièrement aidé mensuellement par le Président Blaise Compaoré avec sa propre solde de soldat (le FMI et la Banque Mondiale avaient interdit les embauches dans la fonction publique), exécutaient toutes les contorsions courtisanes pour être à côté de l’un ou de l’autre des quatre Coordonnateurs du Faso. Quant à notre Rock national, il était l’étudiant fidèle du Docteur Valère Somé, le patriote. Pas un étudiant particulièrement assidu mais bon vivant.

Il y avait aussi le Ministre Nongma Ernest Ouédraogo et son projet mortel de création de la Fitmat ; une milice policière privée au service de son parent  le Président Thomas Sankara. Une arme parallèle contre les  amis subitement devenus non fiables pour des raisons inconnues. Mohamed Askia Sigué, l’homme des basses besognes était la gâchette flamboyante. Le Lucky Luck national. La Fimat est advenue alors comme l’instrument par lequel la RDP allait commettre, agréable délivrance générale et populaire, le suicide. Si mon ami veille sur moi pour des soupçons. Je veille sur lui pour des soupçons. En mathématiques, ça s’appelle la projection bijective. Or ici, l’instrument était la gâchette. La déchirure mortelle aussi. Il n’est donc pas exagéré de dire que les militaires réglaient leurs soupçons contentieux par la gâchette. Parce que la RDP était violente par essence. Comme au Far West. L’instinct de survie salvateur.

Le Président Blaise Compaoré est le miraculé de ces soupçons macabres. Pour le Mémorial Thomas Sankara, il faudra bien attendre. C’est le bon sens et l’intérêt général burkinabè qui le commandent. Réconcilier d’abord les cœurs des révolutionnaires lyriques orphelins, les patriotes et démocrates indexés, les mémoires rivales à couteaux tirés. Puisque La génération politique de 1982 est toujours au pouvoir avec les mêmes éminents serviteurs, fussent-ils les renégats d’une saison,  de l’écurie Compaoré que constitue notre triumvirat exécutif hétéroclite actuel. Le chef de la génération, le Président Blaise Compaoré a, de tout temps, à son corps défendant, couvert leurs forfaits malveillants. De la bienveillance Compaoré comme doctrine! Comme ils sont aujourd’hui émancipés, leurs forfaits et incapacités apparaissent aussi au grand jour par leurs tares perpétuelles: peinard indécis, verbeux belliciste et milicien indécrottable. Le retour du bâtisseur adulé par les Burkinabè lucides, le Président Compaoré est pour bientôt !

Dieu sauve le Faso ! 

Par

Instituteur

   

Tag(s) : #POLITIQUE, #Burkina

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