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Baptisé « diable », il est en passe d’être rebaptisé « ange » !

BLAISE COMPAORE. De l’époque révolutionnaire des années 80 à la naissance de la restauration de la démocratie dans les années 90, l’ex président a été pour le Burkina Faso, l’acteur clé d’une stabilité politique et économique jamais égalé dans l’histoire de l’ancienne Haute Volta (actuel Burkina Faso).

Diabolisé, trahit, encoquillé par certains de ses collaborateurs, le président Blaise Compaoré a connu ces derniers temps de multiples qualificatifs

Un leadership politique qui a permis le multipartisme avec la naissance d’une nouvelle classe politique venue s’ajouter aux prédécesseurs telque feu Joseph Ki Zerbo et bien d’autres qui avaient perdu leur champs d’opposition sous le règne de Thomas Sankara. Par-ailleurs plusieurs opérateurs économiques ont été assassinés de 1983 à 1986 sous le prétexte d’un financement aux opposants du régime Sankara dont nous citons en exemple feu Valentin Kinda assassiné par des commandos burkinabé (crime resté impuni).

Depuis les évènements d’octobre 1987 qualifiés de ‘’Rectification’’ et de ‘’Renaissance’’, avis partagé par les tenants du pouvoir actuel, le président Blaise Compaoré a été longtemps perçu comme le sauveur de la démocratie et de la liberté au pays des hommes intègres. Comme dans tout régime politique, certains crimes économiques et de sang ont entachés les avancés positifs du règne de l’ex chef de l’Etat.

En hommes politiques (bon ou mauvais), ses anciens camarades devenus ses nouveaux opposants, acceptent volontiers l’héritage des acquis positifs du règne Compaoré mais renient publiquement la paternité des pages sombres du pouvoir de la même époque. Pourtant de par leurs positions dans le régime de l’époque, ils ont été soit commanditaires, complices et bénéficiaires donc tous responsables devant la loi.

Comme le dit un proverbe africain  « le leader est comme une poubelle ».

Retranché au bord de la lagune ébrié (Abidjan) depuis les évènements de 2014, l’ex président a décidé de garder le silence face aux différentes accusations sur sa personne et laissant le temps faire la lumière. Déjà 2 ans, loin des affaires de son pays, ces successeurs et détracteurs ont par contre du mal à faire mieux que lui dans la gestion du pouvoir d’Etat. Les populations dans l’attente des réalisations du nouveau pouvoir sont aujourd’hui plongées dans un profond désespoir qui traduit une véritable désillusion.

Se sentant trahi par certaines promesses des nouveaux dirigeants qui tardent à voir le jour, les syndicats ont démarrés depuis plusieurs mois les hostilités avec des journées de grèves dont les dernières sont celles des agents de santé et des impôts qui ont assez causé de dommages aux populations et dans les caisses de l’Etat burkinabé. Malgré cela le mutisme et la fuite de responsabilité du gouvernement reste intact et est plutôt concentré à organiser la fête d’indépendance à Kaya et le fameux forum des bailleurs de fonds pour le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES) à Paris en décembre.

Entre regret et nostalgie, le Burkina Faso tout entier parle et reparle aujourd’hui des époques du régime du président Compaoré où la liberté, la stabilité politique, économique et sécuritaire étaient les choses les mieux partagées. L’effectif élevé de prisonniers politiques sans procès et le nombre record de personnes assassinées en 2 ans sur le territoire nationale laisse percevoir que le président Blaise Compaoré n’est « ni démon, ni ange » mais tout naturellement un Humain qui a servi loyalement et dignement son pays avec amour et patriotisme.

THIBAUL G.F

Tag(s) : #Burkina, #POLITIQUE

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