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Présidente fondatrice du Parti pour le Développement et le Changement (PDC), ancienne député sous le règne du CDP de Roch Marc Christian Kaboré, ancienne activiste dans la période post révolution, Saran Sérémé épouse Séré est une femme engagée avec plusieurs faces, ses anciens collaborateurs en témoignent.

Présidente du PDCNé le 17 novembre 1968 à Ouagadougou de père gendarme, elle est aussi la cousine de Mariam Sankara Sérémé, la femme du capitaine Thomas Sankara. Saran Sérémé est élue députée de la Boucle du Mouhoun en 2002, puis de la province du Sourou en 2007. Elle siégea au bureau politique du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti au pouvoir sous Blaise Compaoré, créé en 1996 dont le président du Faso actuel, Kaboré était le président.

Depuis le début des années 2000, elle fait la promotion du Festival international de lutte africaine, danse et chants au Sourou (FESTILADC) qui drainait beaucoup de monde surtout politique d’ici et d’ailleurs. Cette activité générait d’énormes entrées d’argent de ses camarades politiques particulièrement de ses collègues députés du parlement de la CEDEAO. Autour de cette activité elle pratiquait d’autres business qui ne sont pas étrangers dans les cercles politiques.

Avec quelques témoignages, des jeunes filles ont été objet de proxénétisme, nous mesurons bien le mot auprès d’autres élus dans les différents sommets du parlement de la CEDEAO. De grandes figures de la politique sous-régionale ont été servies en échange d’énormes quantités d’argent. Mais malheureusement ces filles n’en bénéficiaient pas comme il se devait.

Belle, éloquente, Saran Sérémé a été une dame très séduisante, ce qui lui permettait d’ouvrir plusieurs portes devant elle. Comme on le dit le temps de gloire a toujours une limite. Dans les années 2010, la rivalité entre les femmes du CDP devient torride, Saran se voit ravir la vedette par d’autres femmes (Juliette Bonkoungou, Alizèta Gando, Fatou Diendéré, etc) aux multiples potentielles corporelles et intellectuelles.

Ejectée malgré ses manœuvres de la liste des candidats aux législatives de 2012, Saran Sérémé fut contrainte de créer son parti (PDC) pour sauver sa face et sa carrière politique avec son rythme de vie.

La tâche ne sera pas facile. Habituée aux privilèges du pouvoir politique avec le gain facile, elle est alors obligée de se refaire des soutiens financiers pour poursuivre ses activités très budgétivores. De fin 2012 à 2014, la présidente du PDC a multipliée des meetings pour séduire certains opérateurs économiques nationaux et internationaux.

La stratégie de mobilisation de fonds,

Meeting du PDCLe procédé était simple, assure un ex-cadre du PDC : ‘’Elle s’arrangeait à avoir au moins 3 à 5 millions avec un opérateur économique de la place à travers plusieurs manèges, pour l’organisation d’un grand meeting soit chez elle à Tougan ou à Bobo-Dioulasso. La grande parti du budget est destinée aux griottes, aux chefs coutumiers et au mysticisme pour assurer la mobilisation. Une fois le meeting réalisée, les promesses envers les organisateurs ne seront jamais respectées laissant parfois ces derniers avec de multiples dettes à rembourser pour le matériel ou le retour des personnes convoyées des villages riverains sur les lieux du meeting. Certains groupes d’étudiants qui l’accompagnaient depuis Ouagadougou pour grossir le nombre de participants témoignent toujours de leur calvaire. Par contre elle et son équipe de communication mène une véritable communication puis s’en suit les voyages dans la sous-région avec les images pour récolter les fonds.’’

A la création du MPP par ses ex mentors, elle exigea le poste de première vice-présidente, ce qui lui a été refusé. Elle est alors rentrée dans une lutte âpre contre ces derniers dans un véritable double jeu « Ennemi la journée, ami la nuit ». La preuve, elle a toujours bénéficié du soutien de Roch Marc Christian Kaboré, qui n’hésite pas à répondre à ses demandes d’aides, nouvelle voiture et autres.

Son jeu trouble, l’a certainement détruite aujourd’hui assure un ex cadre du PDC « Son parti politique ne regorge plus de militants même dans sa base politique à Tougan. Son échec aux législatives de 2012 en est une illustration ». Aujourd’hui convalescente, elle est infréquentable selon les témoignages de ses proches qui selon eux, « elle avait de grandes chances pour être une bonne leader mais elle n’a aucune qualité dans la gestion des hommes et des ressources ». Tous ceux qui l’admiraient de loin sont à présent amers vis-à-vis d’elle une fois le contact physique établi.

N’obtenant plus de ressources financières comme sous l’ère CDP et lâchée de toute part à cause de ses agissements immoraux, elle est désorientée et multiplie les stratégies pour sa survie politique qui ne présage plus rien de bon. Ses multiples tentatives de renouer avec des anciens camarades du CDP sont restées infructueuses.

Comme on le dit si bien ‘’la vie est un combat’’ et ‘’l’on récolte ce qu’on a semé’’. La leçon sur cette personnalité mystérieuse, est que « tout ce qui brille sous nos cieux n’est pas forcément de l’OR. »

En cadeau de la fête des mères, nous avons supprimés plusieurs témoignages sur les facettes cachées de cette personnalité politique et nous lui souhaitons bonne chance !

Rendez-vous, lundi 29 mai 2017 pour un carton de révélations sur le président du parti AJIR, sieur Adama Kanazoe.

Antoine J.Z (Parlons Du Faso)

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